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Laval : la prochaine décennie se joue maintenant dans nos entreprises

Laval aime parler de croissance. Un produit intérieur brut qui devrait frôler les 25 milliards de dollars en 2026, une progression plus rapide que celle de l’ensemble du Québec, des investissements supérieurs à 2 milliards par année depuis 2021. Le portrait est flatteur. Il est aussi incomplet.

Derrière ces chiffres, il y a des milliers de propriétaires de PME. Une portion importante d’entre eux ne sera plus aux commandes dans dix ans.

Ce que les chiffres disent

Au premier trimestre de 2026, près de 16 000 entreprises québécoises déclaraient leur intention de vendre ou de transférer leurs activités dans les douze mois suivants — un taux de 7,8 %, soit le troisième volume en importance de l’histoire du Québec. À plus long terme, Repreneuriat Québec estime qu’environ 38 000 PME chercheront une personne pour en prendre la relève d’ici 2029.

Ramenons l’échelle chez nous à Laval. La Chambre de commerce et d’industrie de Laval dessert plus de 13 500 entreprises, commerces et industries sur son territoire. En appliquant prudemment les proportions québécoises, cela signifie que plusieurs centaines d’entreprises lavalloises changeront de mains au cours des prochaines années. Ce ne sont pas des abstractions : ce sont vos fournisseurs, vos sous-traitants, l’employeur de votre voisin. Peut-être vous-mêmes!

Une réalité de ce tableau entrepreneurial : environ 61 % des propriétaires de PME n’ont toujours aucun plan de relève. La vague est prévisible, connue et annoncée. La préparation, elle, ne l’est pas. Elle est même négligée.

Le vrai risque n’est pas de vendre trop tôt

Beaucoup de dirigeant(e)s repoussent la réflexion en croyant protéger leur valeur. L’inverse est souvent vrai. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le bon moment pour préparer la vente est souvent celui où l’entrepreneur(e) est encore en amour avec son entreprise.

De plus, une entreprise se vend bien lorsqu’elle démontre un fonctionnement autonome, sans son propriétaire. Cela suppose une deuxième ligne de direction, des processus documentés, une clientèle qui n’est pas concentrée sur une seule relation, des états financiers lisibles. Rien de tout cela ne se construit en six mois. Une vente bien menée est un projet de 12 à 18 mois, et la préparation fiscale devrait débuter au moins 24 mois plus tôt.

Pendant que l’entrepreneur(e) attend, le marché bouge. En 2023, 38,5 % des repreneur(euse)s avaient 55 ans et plus. Le bassin d’acheteur(euse)s vieillit en même temps que les cédant(e)s.

Deux questions, deux natures, deux réalités

Il y a la question technique : combien vaut mon entreprise, comment structurer la transaction, quelle fiscalité, quel financement. Elle a des réponses souvent mathématiques, connues ou déterminables.

Il y a ensuite la question personnelle : qui suis-je le lundi suivant la clôture? De quoi vivrai-je? Qu’est-ce que je perds en même temps que mes actions? Celle-là n’a pas de réponse toute faite, elle est variable, souvent insécurisante — mais elle explique une bonne part des transactions qui déraillent à la dernière minute, ou qui ne commencent jamais.

Les bonnes réponses se préparent. Rarement en même temps. Malheureusement, souvent trop tard.

Une séquence, pas un événement

Un transfert d’entreprise n’est pas un moment; c’est une suite de décisions étalées sur des années. Celles qui déterminent votre prix se prennent longtemps avant que le premier acheteur ou la première acheteuse se présente.

La vraie question n’est donc pas « quand vais-je vendre? », mais « qu’est-ce que je devrais faire pour que la vente, le moment venu, se passe bien? »

Le 29 octobre 2026, à Laval, EKITAS réunit des expert(e)s autour de ces questions dans le cadre du workshop « Vendre son entreprise, ça se prépare! », une journée uniquement réservée aux propriétaires qui envisagent une vente ou un transfert dans les prochaines années.

Information et inscription : Workshop 2026

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Pascal
9/10/2026

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